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Accusée d’outrage, Maria Vuillet a été relaxéehttp://www.humanite.fr/2008-09-05_Societe_Accusee-d-outrage-Maria-Vuillet-a-ete-relaxee Article paru le
5 septembre 2008 Justice . Un sous-préfet assurait que cette mère de famille l’avait traité de « facho » lors de la journée d’hommage à Guy Môquet. « C’est une bonne nouvelle pour elle, mais aussi pour l’État de droit », résume un internaute. Hier, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Maria Vuillet, cette mère de famille franco-colombienne accusée d’avoir outragé, l’année dernière, un sous-préfet lors de la journée d’hommage à Guy Môquet. « Les circonstances de l’incident rendaient difficile une condamnation », a apprécié l’avocat de la prévenue, Me Thierry Lévy. Copieusement hué Le 22 octobre 2007, plusieurs dizaines de lycéens s’étaient rassemblés devant le lycée Carnot du XVIIe arrondissement pour dénoncer « la récupération politicienne » de la mémoire du jeune résistant communiste, dont la lettre devait être lue dans les établissements à la demande expresse de Nicolas Sarkozy. Une cinquantaine de manifestants avaient ensuite prolongé leur action dans la station de métro Guy-Môquet où le sous-préfet Frédéric Lacave devait rendre un hommage officiel. Copieusement hué, le haut fonctionnaire se serait alors adressé à Maria Vuillet, venue soutenir sa fille lycéenne, en lui disant : « Attention, je représente la République ». La mère de famille affirme avoir répondu : « Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet. » Le sous-préfet, lui, aurait entendu : « Vous représentez l’État. Vous représentez Sarko. Sarko facho. Donc vous êtes facho. » Lors de l’audience du 10 juillet, la fille de Maria Vuillet avait reconnu que les mots « Sarko facho » avaient été prononcés durant les incidents. Mais pas par sa mère. De son côté, Frédéric Lacave avait, pour appuyer ses dires, mis en avant le témoignage de son chauffeur. Un témoignage suspect. Selon la main courante d’un officier de police judiciaire, présent sur les lieux, le fameux chauffeur n’était pas aux côtés du sous-préfet au moment où les prétendues paroles ont été prononcées… Dans sa plaidoirie, Me Thierry Lévy avait donc accusé Frédéric Lacave de mensonge. Mais aussi tenté de convaincre le tribunal qu’il ne pouvait condamner Maria Vuillet alors que le président de la République « employait sans cesse des expressions outrageantes, voire injurieuses, quand des personnes s’opposent à lui ». Doute sur l’identité Le parquet avait requis une amende de 1 000 euros. Finalement, le juge ne l’a pas suivi. Hier, l’avocat de Frédéric Lacave, Me Cyril Fergon, a reconnu qu’il pouvait y avoir un doute sur l’identité des personnes qui avaient réellement prononcé ces mots. « Et ce doute a bénéficié à Mme Vuillet. » Selon lui, son client, absent à l’audience, ne devrait pas faire appel. De son côté, Thierry Lévy savoure ce jugement : « Il montre que la justice n’est pas aux ordres. » Laurent Mouloud Maria Vuillet relaxéehttp://toulouse.indymedia.org/spip.php?article30898
La justice vient de rendre son verdict. Maria Vuillet, poursuivie par le sous-préfet d’Île-de-France pour outrage, a été relaxée. Rappelons qu’à la remarque du sous-préfet Lacave « Je représente la République ! », Maria avait rétorqué « Oui, mais pas celle qu’aurait voulue Guy Môquet. » Le sous-préfet l’accusait d’avoir dit « Sarko facho. Vous êtes un facho » en produisant le témoignage de son chauffeur. Dans sa plaidoirie, l’avocat de Maria, Me Thierry Levy, avait prouvé, en produisant la main-courante d’un OPJ présent sur les lieux, que le chauffeur n’était pas présent aux côtés du sous-préfet au moment où ces prétendues paroles avaient été prononcées. Le CODEDO (Collectif pour une dépénalisation du délit d’outrage) se réjouit de ce verdict et salue la décision de la présidente du tribunal, qui n’a pas suivi le réquisitoire du Parquet. Une conférence de presse aura lieu fin septembre, au cours de laquelle nous présenterons le « Manifeste pour une dépénalisation du délit d’outrage », en cours d’élaboration, ainsi que la liste des principales actions prévues dans les prochains mois. (Maria n’est pas encore rentrée de Colombie, mais je tiens à remercier pour elle toutes celles et tous ceux qui ont évoqué cette affaire dans leurs journaux, radios, sites, blogs — et vous avez été très nombreux !) Pour le CODEDO : Jean-Jacques Reboux, 4 septembre 2008. http://juralibertaire.over-blog.com/article-22511964.html |
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Une victime de la Xénophobie
d’Etat
Le
22 octobre dernier, la politique de
l’actuel gouvernement français a fait une nouvelle
victime : Maria
Vuillet, notre amie et membre de l’Union d’Associations
Latino-américaines en
France (UNION). Lors d’une manifestation organisée par le
comité Rose et
Reseda, auquel appartient sa fille Emmanuelle Vuillet, contre
l’instrumentalisation de l’histoire de Guy Moquet, Maria a
été interpellée,
menacée d’expulsion immédiate et faussement
accusée d’avoir appelé
« fasciste »
le Sous- Préfet de police de Paris. Pour cette
dernière raison, cet
« outrage », elle doit comparaître le 16
juin devant le Tribunal de
Grande Instance de Paris. Maria
Vuillet est membre de l’UNION depuis la création de l’association en 2006. Elle
a toujours porté un intérêt pour des questions d’immigration et notamment la
situation des latino-américains en France, pays dont elle porte la nationalité
avec fierté. Maria est une personne qui croit aux valeurs universelles de la
République et à l’Etat de droit dont l’une des conditions est l’accès et la
diffusion du droit. Raisons pour lesquelles son travail associatif porte
essentiellement sur l’organisation des permanences d’information et
d’orientation. Par
sa constante présence, son engagement et son respect des autres, Maria Vuillet
représente l’un des piliers de l’UNION. Nous déplorons la situation dans
laquelle elle se trouve. Nous savons cependant que toutes ses activités
associatives ne se font que dans le cadre du plus haut respect des principes
républicains. Nous constatons une fois de plus que la politique de Nicolas
Sarkozy et de Brice Hortefeux d’expulsions massives et de discrimination porte
atteinte à la dignité des immigrants. Nous, immigrants, demandons la reconnaissance de
nos droits en tant qu’individus. Nous refusons la politique de la peur et de
l’exclusion du gouvernement français ! Nous faisons appel à la
solidarité de tous pour notre amie Maria. Nous souhaitons que cet épisode
devienne l’occasion d’une profonde réflexion pour une autre politique de
l’immigration et une reconnaissance de l’apport des immigrants dans la société
française. Nous
vous attendons le lundi 16 Juin 2008 à 08:30 au Palais de Justice : 6 bd
du Palais, 75001 Paris (métro Cité) -
17° Chambre
correctionnelle Union d’Associations
Latino-américaines en France Contacts : 06.13.66.65.88
/ 06.11.10.03.27 |
| - Lutter contre l’exclusion, le racisme, la xénophobie, et toute autre forme de discrimination. |
| - Aider à l'intégration des immigrés latino-américains à la société française et agir pour leur insertion au travail. |
| - Favoriser les échanges culturels et promouvoir la solidarité entre la France, l’Union Européenne et les pays de l'Amérique latine. |
| - Assurer la représentativité et
la défense des associations des immigrés latino-américains ainsi que de toute personne d'origine latino -américaine en France. |
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Video sobre la UNION realizada por Europa Latina TV :
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